Le Bleymard en Lozère (Occitanie)

L'histoire du village du Bleymard sur les bords du Lot et au pied du Mont Lozère (Occitanie). Chemins de randonnées GR7, GR44, GR68 et GR70 Chemin Stevenson.

 

Histoire du Bleymard

1 Tourisme à l'époque au Bleymard en Lozère (Occitanie)Le Bleymard (1.069 m.; cars pour Mende et Villefort), 493 habitants, sur la rive gauche du Lot, entre la montagne du Goulet au Nord et le mont Lozère au Sud.
Montagne du Goulet (au Nord; 1.499 m.; montée 2 h. environ à pied). Route carrossable jusqu'à (4 km 5) Bonnetès, hameau d'où l'on atteint facilement la crête. En suivant cette dernière sur la gauche, on atteint en quelques minutes le terminus de la route qui descend sur le versant Nord, au pied duquel elle rejoint (6 km 5) la route de La Bastide-Puylaurent à Mende, entre Chasseradès et Belvezet. Pour gagner le point culminant, il faut continuer de suivre la crête vers l'Ouest (30 min. environ).

2 Tourisme à l'époque au Bleymard en Lozère (Occitanie)La montagne du Goulet, chaînon schisteux où prennent leur source le Lot et le Chassezac, en plein pays de Gévaudan, s'oriente de l'Ouest-Nord-Ouest à l'Est-Sud-Est, de manière à relier le causse de Montbel au plateau de la Garde-Guérin.La montagne est traversée dans sa longueur par le chemin de la Serre ou des Mulets, antique voie gauloise qui s'embranchait sur le GR700 Voie Régordane et conduisait aux hauts plateaux de la Margeride, servant ainsi aux communications du Vivarais avec l'Auvergne à travers le Gévaudan.

Pendant des siècles, jusqu'à l'ouverture de la route N. 101, en 1845, cet antique chemin fut suivi par de longs convois de mulets; mais depuis un siècle, les crêtes du Goulet sont redevenues solitaires: ce sont des pâturages, des landes de bruyères et de genêts entrecoupées de bois taillis de hêtre.
Mont Lozère (22 km Sud du Bleymard au Pont-de-Montvert par la route C. 20).

La route N. 101 descend la rive droite du Lot. Saint-Jean-du-Bleymard, hameau et paroisse: ancien prieuré à tours rondes, aujourd'hui presbytère, et petite église bénédictine du XIII°. La route coupe par un tunnel (1.004 m. d'altitude) un promontoire rocheux à pic, enveloppé par une boucle du Lot et qui porte les ruines rougeâtres du château du Tournel, jadis siège de l'une des huit baronnies du Gévaudan. On côtoie le versant Sud de la montagne du Goulet.

3 Tourisme à l'époque au Bleymard en Lozère (Occitanie)Le Gévaudan correspond à peu près au département de la Lozère. Lors de la partition de la France en départements, l'assemblée nationale rattacha quinze paroisses de l'archiprêtre de Saugues à la Haute-Loire et La Melouze au Gard. A titre de compensation, la Lozère reçu quatre paroisses de l'Uzège et deux paroisses du diocèse d'Alès. Le Gévaudan et la Lozère pavait donc être considérés comme le même pays. Il est évident que nos travaux respecteront le vrai tracé du Gévaudan. Ce dernier est, comme son voisin le Rouergue, un pays original; tous dans constituent une marche entre les montagnes d'Auvergne et le plat pays languedocien. Il est administrativement rattaché à la Sénéchaussée de Beaucaire et de Nîmes et par conséquent au Languedoc.

Pourtant il se distingue de ce dernier dont il constitue, avec le Velay et le Vivarais, la partie nordique, et les Gabalitains ne se trompent guère lorsqu'ils évoquent les terres basses en parlant du reste du Languedoc. Les Gabalitains sont des montagnards et c'est là une spécificité géografique qui marque les habitants d'une contrée. Il importe donc de présenter le Gévaudan dans son environement géographique, puis de le replacer dam son contexte politique, tant à l'échelle du royaume royaume qu'à l'échelle régionale. par Philippe Maurice. La famille en Gévaudan au XVe siècle (1380-1483). Publications de la Sorbonne, 1998.

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4 Tourisme à l'époque au Bleymard en Lozère (Occitanie)Le facteur Boyer parcourait entre 32 et 42 Kms par jour et surtout traversait le Goulet, pour desservir Belvezet, Chasseradès et St Frezal d'Albruges . Lorsque l'hiver était trop rude, certains soirs de tourmente, il devait coucher dans une auberge (de Chasseradès probablement) pour terminer sa tournée le lendemain matin. Parfois aussi les aubergistes lui donnaient asile pour reprendre des forces et lui prêtaient des vêtements secs afin qu'il puisse terminer sa tournée le soir même.

A l'issue de l'hiver de 1895, il demande un défraiement de 50f. pour ces hébergements, mais il présente une quittance de seulement 35f, car les petits services ( abri, vêtements..) ne sont évidemment pas facturés. Qu'advient – il ?.. Ce facteur que je n'hésite pas à qualifier d'héroïque est- il décoré de la légion d'honneur ? ou à défaut invente t-on pour lui l'Ordre National du Mérite ? … Non : Le Sous Secrétaire d'État aux P.T.T., fait demander au sous-agent, ses explications sur P.V. 532, ce qui à l'époque, et même plus tard, était ressenti comme suprême honte. A l'issue de l'enquête, de ses longues explications appuyées par celles de sa Receveuse il semble avoir, fort heureusement, été absous. L'histoire ne dit pas le montant du défraiement accordé par le S.S. d'E aux P.T.T.

5 Tourisme à l'époque au Bleymard en Lozère (Occitanie)L'affaire Boyer a t-elle ouvert les yeux des organisateurs sur l'hérésie que constituait la desserte des villages situés de l'autre coté de la montagne du Goulet (1400m ) ou ont-ils cédé à la pression des habitants de ces écarts, toujours est-il qu'en 1897 leur desserte est transférée, fort logiquement, au bureau de La Bastide.

Les P.T.T. ( puis La Poste ) évolueront lentement vers une amélioration du sort de ses employés après la mise en service de la ligne ferroviaire Mende - La Bastide et surtout après le remplacement de la malle – poste par la ligne d'autobus Mende – Villefort. Mais, jusqu'à la motorisation de la distribution rurale, dans les années 60, le service à pied ou, partiellement, à bicyclette, dans un pays au relief et au climat aussi rudes, restera très pénible.

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Au tout début, le Bleymard est un tout petit village de 8 à 10 maisons dont la moitié est habitée par de petits fiefs dépendant du seigneur du Tournel. Ces fiefs se distinguent des autres maisons par leurs tours carrées. Dans sa monographie de 1862, l'auteur - instituteur, nommé Boudoussier, rapporte : " la maison Peytavin dit Massadort décorée de 3 tours carrées est un ancien château en bon état ; la maison Veyrunes dit Misit et celle de la veuve Albouy sont ornées, chacune, d'une tour carrée et la maison Pelorjas d'une belle tour ronde qui parait bien antique.. " Ce n'est qu'à l'heure du concordat que le Bleymard est devenu commune.

6 Tourisme à l'époque au Bleymard en Lozère (Occitanie)En 1862 ( source déjà citée ) le village compte 98 maisons, 112 feux et 441 habitants, St Jean : 16 maisons et 61 habitants, de plus une baraque, nommée hôtel du Lot se situe sur la route impériale N° 101 entre Le Bleymard et St Jean. Cette " baraque " comporte, en fait, 3 belles maisons espacées destinées à donner asile au roulage et à héberger les voyageurs. Cet hôtel sera relais de poste sous le nom actuel de La Remise.

De part et d'autre de la rivière appelée Coumbo-sourdo se trouvent 3 moulins d'eau, deux appartiennent à M. Jules Rouvière, le 3ème à Julien Peytavin dit Massadort. La localité possède une belle halle centrale, construite en 1848, les 2/3 de la population étant commerçante et vivant aussi de petits métiers se rapportant à la fabrication des étoffes de laine, serge et cadis. Il existe deux fontaines , celle de Notre-Dame et celle du Théroun.. et je suppose que la gourgue du Lahondès, où ma tante allait chercher l'eau, existait aussi. La commune abrite deux églises. Celle de St Jean, qui remonte à la féodalité, est une belle construction dans le style des églises du 13 ème .." on peut lire à une croisée sur sa façade extérieure , ces 2 mots André Prior et dessinés, tant bien que mal, 2 lions ainsi qu'un soleil dont la moitié à disparu.

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Les catholiques et les protestants cohabitaient au Bleymard et cela n'allait pas sans heurts et querelles de toute sortes. Le seigneur des Alpiers, Etienne de Sabran, protestant, réunit le 4 octobre 1567, les principaux habitants du Bleymard, dans la salle haute de sa maison. Il leur exposa l'état de discorde où se trouve le village par suite des différences de religions. Au sortir du prêche ou de la messe protestants et catholiques se moquent les uns des autres, s'outragent et provoquent des désordres. Les uns et les autres par vengeance ou inimitié appellent les compagnies de soldats qui pillent, volent et trouvent partout des receleurs prêts à acheter le produit de leurs rapines.

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7 Tourisme à l'époque au Bleymard en Lozère (Occitanie)Le Bleymard situé à l’écart de la route de Mende à Villefort, au pied du Mont Lozère, et à plus de 1 000 m. d’altitude, est un des chefs lieux de canton les plus calmes de la Lozère et peut être le plus dénué de vie mondaine ou de distractions. Sa tranquillité n’est guère troublée qu’en hiver, le dimanche, par les skieurs qui, d’ailleurs ne s’y arrêtent guère, lui préférant son faubourg où les attire l’auberge de la Remise, située sur la grande route. Il n’en fut pas toujours ainsi.

Au seizième siècle, le Bleymard était une étape importante sur la route de Mende en Vivarais, à proximité du col par où l’on franchissait les Monts Lozère. Un document de 1567 nous apprend que le village comptait de nombreux habitants "tant gens literez de qualité que artizans et autres de basse qualité et condition". Autour des Sabran, seigneurs des Alpiers et magistrats, plusieurs furent baillis du Gévaudan qui semblent avoir résidé au Bleymard lorsque leurs fonctions ne les retenaient pas ailleurs, gravitaient quelque familles parentes ou amies qui formaient un embryon de société. Le ton en devait être grave comme il convient à des gens qui sont de robe pour la plupart. Mais nul doute que les fréquents passages et séjours de troupes dont se plaignent les documents n’aient contribué à changer le ton à l’époque des guerres de religion.

En tout cas, en 1567, un certain Jacques de Lobeyrac écuyer, dont nous ne savons rien par ailleurs, y menait joyeuse vie, se livrant à toutes sortes de dissipations et paraissant même avoir tenu un tripot. L’acte par lequel nous connaissons les faits, fait allusion à des danses et jeux publics, des cortèges masqués et déguisés, tout cela en dépit des ordonnance royales. Le propriétaire de la maison où habitait Lobeyrac, était Etienne de Sabran seigneur de Alpiers, qui, effrayé de la licence de son locataire et craignant de supporter les conséquences de ces manquements aux édits, fit sommer Lobeyrac d’avoir à cesser ses ébats. Comme toujours en pareil cas, le coupable envoya promener le barbon, déclarant qu’il supportait les conséquences de ses actes, mais qu’il entendait faire ce qui lui plaisait dans sa maison. Henri Boullier De Branche (vers 1900/1920).

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8 Tourisme à l'époque au Bleymard en Lozère (Occitanie)La peste sévit en Gévaudan de 1720 à 1722. Le Bleymard est épargné par l'épidémie. Alors pourquoi en parler ? C'est qu'on n'est pas passé loin ! D'abord circonscrite dans la région de la Canourgue, l'épidémie se propage à Marvejols, puis Mende et ses environs et Ispagnac. La totalité de l'Est du Gévaudan semble épargnée quand brutalement, fin août 1721, le terrible mal frappe à Altier (à 15 km du Bleymard). C'est par un malheureux concours de circonstances que le redoutable bacille saute de La Canourgue à la région d'Altier. Il est importé au hameau de Bergognon par dame Marie Folchier épouse de Michel Texier qui était allé "glaner" aux environs de la Canourgue. Elle décède le 20 août et, le 30, son époux et ses deux enfants la suivent dans la tombe. Deux autres villages sont touchés (Conzes et Valfournès). Dés le 31, ces hameaux et leurs 38 foyers sont bloqués par les paysans des villages voisins, puis par les autorités ( la règle voulait que toute personne sortant d'un village contaminé soit immédiatement fusillée). Plus de 60 personnes y meurent sans aucun secours, les médecins et chirurgiens n'étant pas autorisés à entrer dans les village pestiférés. C'est à la suite de l'extension de la peste à Altier, faisant craindre la contamination de tout le Gévaudan, que sur l'ordre du roi le blocus est étendu à l'ensemble du département.

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Lettre de Pierre Vachez à sa mère :

Dimanche 14 août 1898

Chère Maman,

Enfin me voici arrivé. Ce n’est pas trop tôt. Comme tu m’as bien recommandé de t’écrire les péripéties de mon voyage, je m’exécute en termes brefs. De Châteauroux à Montluçon, nous nous sommes regardés dans le blanc des yeux sans échanger un mot ; nous cuisions. De Montluçon à Gramat 40 ° de chaleur. Nous étions seuls, nous nous sommes appropriés chacun une banquette et nous nous sommes mis à ronfler. Arrivés à Gramat, nous descendons avec une heure à nous.

Nous avons parcouru deux ou trois rues ce qui nous a suffi pour juger de la laideur extravagante de cette sale ville. Nous sommes revenus, avons repris des billets, sommes montés dans le train où nous avons reronflé jusqu’à Clermont avec une chaleur de 45° sur les épaules. Toutefois pays charmant, arrivés vers les 6 heures nous avons été dîner au buffet où nous avons fait un maigre repas pour 40 sous. Nous avons réintégré l’express qui nous a amené à toute vapeur vers Villefort.

Nous ne dormions plus mais nous n’en avons pas pour cela mieux joui de la belle nature ; il faisait nuit. Arrivés à Villefort, à minuit, nous avons pris une ignoble patache. On nous a fait monter en haut au milieu des malles et des colis pèle mêle avec de dégoûtants indigènes qui parlaient patois et dégageaient une odeur de bouc. Cahotés, secoués, endoloris, nous sommes arrivés de cette façon au Blaymard, le dos appuyé sur une bicyclette les jambes écartées et servant d’oreiller à deux auvergnats. Nous n’avons rien vu car nous étions recouverts d’une immense bâche qui faisait les ténèbres dans le réduit élevé de 75 centimètres de hauteur où nous ….. 

9 Tourisme à l'époque au Bleymard en Lozère (Occitanie)

Nous sommes arrivés au Blaymard à 5 heures du matin en plein jour et nous avons pu considérer un pays affreux, pelé, roussi, caillouteux, sans verdure et sans herbe, présentant ça et là des sortes de moignons qui voudraient être des arbres, mais qui n’ont rien, je conviens, avec le végétal.  Ce sont là les beautés féeriques qui s’offrent à l’œil de l’excursionniste. Nous a déposé sur la route où Maurice faisait les 100 pas depuis une heure, bien vêtu, calfeutré dans deux manteaux. Il se porte bien, ne tousse plus du tout. Un matin à peine par période de 15 jours en sortant du lit. La mine est superbe. Il respire la joie et …  en la joie ou respire la santé. Nous-nous sommes mis au lit à 7 heures jusqu’à 10 heures. La messe était à 11 heures . Nous y sommes allés avant déjeuner, puis sommes allés voir Mr et Mme Devichi qui sont charmant l’un et l’autre et nous ont offert le café. Nous en revenons à l’instant ; il est deux heures. Nous avons vu aussi deux fils Rouvière. Je n’ai pas eu le temps d’entrer dans de longs détails. Nous partons à l’instant pour Bagnols où nous attend tous les trois.

Au revoir donc, ma chère maman, je t’embrasse de tout mon cœur, ainsi que papa, mes frères et mes cousins.  Inutile de te dire que Maurice se joint à moi en cette occurrence.

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10 Tourisme à l'époque au Bleymard en Lozère (Occitanie)Les anciennes mines du Bleymard sont situées sur les communes du Bleymard et du Mas d'Orcières dans le département de la Lozère. La première concession fut attribuée en 1903 à la S.A. des Mines du Bleymard, pour l’extraction du plomb et du zinc. Ces deux métaux, principalement le zinc, furent extrait jusqu'en 1931, puis vers 1937 et enfin de 1943 à 1953 date à laquelle a eu lieu l'arrêt définitif de l'exploitation. Dès 1910, deux cents ouvriers payés de 2 à 6 francs/jour pratiquaient l’extraction de 6000 tonnes de minerais par an. Ces derniers étaient traités dans plusieurs bâtiments aujourd’hui utilisés comme habitations au niveau du hameau du Mazel sur la commune du Mas d'Orcières.

Pierre Vachez, lors de son séjour au Bleymard en 1898, décrivait les mines du Mazel en ces termes : "Les romains l’exploitaient pour en tirer du plomb un tant soit peu argentifère. On retrouve partout leur trace dans cette montagne (le noirac). Il est curieux de voir de près leurs travaux, ce ne sont pas des galeries que l’on retrouve, mais des boyaux plus ou moins étroits où l’on est obligé de ramper au lieu donc de faire sauter les blocs à la mine comme on le fait aujourd’hui; ils grattaient, c’est le terme, la roche avec de petits crochets d’acier ou avec des coins de même métal. Que de patience et de persévérance fallait-il ! De plus au lieu de sortir au dehors tous les matériaux extraits de la roche, ils les triaient sur le lieu même dans la nuit ou la pénombre; on a retrouvé de leurs lampes en terre cuite. Les Romains ont bien pris là tout le plomb qui s’y trouvait, mais il n’y ont pas vu un autre métal qui y existe en assez grande quantité 38% de zinc, ce qui fait qu’aujourd’hui, on reprend les travaux commencés par les Romains, en agrandissant et élargissant les galeries faites par eux et en traitant les pierres laissées par eux sur le terrain, leurs déchés, dont on extrait le zinc. C’est Mr Arthous qui a été, il y a trois ans seulement, mis à la tête de ces travaux par la grande compagnie exploitatrice Vieille Montagne."

De nombreux  habitants du Bleymard et des environs travaillaient aux mines et souvent menaient de front une autre activité notamment l'exploitation d'une petite propriété. Ces doubles journées devaient être épuisantes, d'autant que l'accumulation des poussières de plomb dans l'organisme provoquait parfois l'apparition des redoutables "coliques de plomb " (saturnisme).

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11 Tourisme à l'époque au Bleymard en Lozère (Occitanie)Par la route, le Bleymard était desservi par des diligences reliant Mende à Villefort,  en plusieurs étapes et changement de chevaux, dans de relais dont la Remise était parmi les plus importants située à égale distance des deux terminus. Le trajet dans ces " ignobles pataches " pour reprendre les termes de Pierre Vachez dans sa lettre durait plus de 5 heures pour faire les 30 km. Les voitures publiques effectuent le transport des voyageurs et de dépêches postales. Les diligences partent de la place d'Angiran à Mende à 11 h  pour atteindre le relais de la Remise vers 16 heures. Les diligences transportaient les voyageurs mais aussi le courrier – Malle-Poste et elles étaient équipées d'une boite à lettres pour recevoir le courrier destiné à l'étape suivante.       

      

L'arrivée des pneumatiques permit un nouveau bond en avant tant pour le confort des voyageurs que pour la rapidité des liaisons. A l'instar des diligences, qui les avaient précédés, les autobus transportaient le courrier et les marchandises. Le facteur, muni d'une brouette se présentait le matin à la Remise pour recevoir les sacs de courrier acheminés par le train et pris en charge en gare de Villefort, le soir, toujours avec sa brouette, pour apporter le courrier de départ et recevoir la dépêche de Mende. Les brouettes servaient aussi, à l'arrivée des beaux jours,  et à celle concomitante des " buveurs d'air ", à transporter les valises et malles des familles qui venaient passer l'été au Bleymard à l'hôtel ou en "garni ". Les épiciers recevaient également une bonne partie de leurs fourniture par le car. Ces marchandise étaient juchées, avec les malles et valises sur l'impériale, d'où le Paul (Teissier) l'Emile (Devéze),  patrons, ou le Jules, chauffeur, les manutentionnaient par l'intermédiaire d'une étroite échelle fixée à l'autobus. Le transport de ces marchandise était assurée soit par le destinataire soit par le l'un ou l'autre des associés gérant la ligne, toujours sur brouette ou charreton. de Loubluma. Souvenirs, photos, sur notre BLEYMARD.

 

L'Etoile Chambres et tables d'hôtes à La Bastide Puylaurent entre Lozère, Ardèche et Cévennes

Ancien hôtel de villégiature avec un magnifique parc au bord de l'Allier, L'Etoile Maison d'hôtes se situe à La Bastide-Puylaurent entre la Lozère, l'Ardèche et les Cévennes dans les montagnes du Sud de la France. Au croisement des GR7, GR70 Chemin Stevenson, GR72, GR700 Voie Régordane (St Gilles), Cévenol, GR470 Sentier des Gorges de l'Allier, Montagne Ardéchoise, Margeride, Gévaudan et des randonnées en étoile à la journée. Idéal pour un séjour de détente.

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